I N T R O D U C T I O N





Le rapport sur les études doctorales, établi par la sous-direction de l'organisation et du financement des études doctorales, a pour vocation de diffuser des statistiques précises sur les DEA et les thèses, dans un souci d'information du public. Le rapport 1995 présente les données relatives à l'année scolaire 1993/94.



La relative stabilisation du nombre des diplômés de DEA, et la croissance du nombre des docteurs observées l'an dernier se confirment et devraient se poursuivre l'an prochain, avant que les effectifs de docteurs se stabilisent à leur tour.

Cette croissance des effectifs est particulièrement spectaculaire dans les disciplines de sciences humaines et sociales, en mathématiques, et dans les sciences juridiques, économiques et de gestion. Il est possible qu'un meilleur financement des thèses ait diminué le taux d'abandon en cours d'étude dans ces disciplines.

Le financement des thèses qui est un des points sensibles des études doctorales, fait l'objet d'un recensement plus précis que les années précédentes.

Le panorama des financements parait désormais à peu près exhaustif, sauf en ce qui concerne les salariés, dont le nombre est manifestement sous-estimé dans le secteur des sciences humaines et sociales. Les thèses dans les autres disciplines ont bénéficié en quasi-totalité d'un financement public ou privé, dont les allocations de recherche représentent en moyenne un bon tiers.

On a comparé pour la première fois le financement des thèses soutenues en 1994 avec celui des thèses commencées en 1994. Ceci permet de constater que le doublement du nombre des allocations de recherche entre 1989 et 1993 s'est fait sans entra"ner de recul des autres sources de financement..

L'étude des débouchés des docteurs constitue une partie importante du rapport. Elle montre qu'en dépit des inquiétudes qui se sont manifestées en 1995, le chômage des docteurs est limité : 11 % à l'issue de la thèse, 6 % un an après la soutenance. Mais les tendances signalées l'an dernier restent vraies : l'emploi statutaire à l'issue de la thèse n'est plus la norme, et la moitié des docteurs occupe des situations temporaires - stages post doctoraux, contrats d'ATER, CDD.

Enfin, pour tenir compte de l'importance prise par les stages post doctoraux dans certaines disciplines scientifiques, des précisions sont fournies sur la situation des docteurs pris en post-doc : il apparaît que la destination majoritaire des post-docs est désormais l'Union européenne, qu'au bout de deux ans un docteur sur deux poursuit son stage post-doctoral, et qu'un post-doc sur dix seulement s'insère dans le pays d'accueil.


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Contact : Bureau des allocations de recherche