DEA : DIPLOMES ET TAUX DE SUCCES

Le nombre total de diplômés s'est élevé à 28.766 en 1994, marquant une progression modérée de 3,7 % par rapport à 1993.

Cette progression représente 1.027 diplômés supplémentaires, inégalement répartis.

Il a été cependant nécessaire de corriger à la hausse (+ 748, soit + 2,8 %) la valeur indiquée pour l'année 1993, cette correction affectant essentiellement les DSPT 6 et 7 dans lesquelles ont été recensés respectivement 246 et 344 diplômés supplémentaires.
La progression du nombre des diplômés entre 1992 et 1993 s'élève en conséquence à + 1.350 diplômés. Elle reste de 6,7 % en moyenne sur les huit dernières années : de 1986 à 1994, le nombre des diplômés s'est accru de près de 12.000.
Par rapport aux progressions supérieures à 10 % des trois années 1990-1992, celles des années 1993 et 1994 apparaissent relativement modérées.
Elles représentent potentiellement 500 à 600 inscriptions supplémentaires en thèse chaque année, sans préjuger du flux des étudiants qui bénéficient d'une équivalence du DEA.

Une reprise de la croissance du nombre des diplômés en chimie et en biologie, médecine, santé.

La légère baisse en 1993 du nombre des diplômés en chimie appara"t accidentelle : avec 91 % de taux de succès, l'année 1994 enregistre une croissance de près de 10 % qui reflète la croissance du nombre des inscriptions dans cette discipline.
Malgré une croissance de 6,2 %, le nombre des diplômés en biologie, médecine, santé dépasse à peine celui de 1992 : on peut parler dans ce domaine d'un palier qui succède à la vive croissance 1990-1992.

Nota : la chute importante du nombre des diplômés dans le GER 5.1, qui représente la biologie cellulaire et moléculaire, doit être relativisée, le découpage récent de la direction scientifique des sciences de la vie et de la santé n'autorisant pas une répartition certaine des DEA dans les nouveaux GER, particulièrement pour ce qui concerne les données antérieures à la date (1993) du découpage.


Une croissance du nombre des diplômés en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion :

Dans cette direction scientifique, la croissance de 5,8 % par rapport à 1993 prolonge deux années de croissance de 9,6 % et de 15,1 %. Les quelques 3.000 diplômés supplémentaires en 8 ans représentent un taux d'accroissement moyen annuel de 8,2 % soit le rythme du doublement en 9 ans. Les sciences juridiques et politiques connaissent toutefois une croissance qui a été moins soutenue sur la même période mais qui s'est accélérée depuis quatre ans au rythme de 10 % l'an.

Une croissance assagie en sciences humaines et sociales :

A la très forte croissance du nombre des diplômés dans cette direction scientifique, pédagogique et technique pendant la période 1990-1192 (+ 2.000 en 2 ans), succède une progression modérée de 200 par an qui rappelle la période 1986-1990. Mais le nombre de soutenances de thèses devrait conna"tre encore une progression sensible ces prochaines années.

Un coup d'arrêt en mathématiques et dans les sciences pour l'ingénieur :

Seule direction scientifique à s'inscrire en recul (- 7,5 % par rapport à 1993), les mathématiques paraissent écrêter la très forte hausse de 25 % du nombre de diplômés qu'elles ont connue en 1992.
La quasi-stabilité des effectifs de diplômés dans les DPST 4 et 8 contraste avec la forte croissance des trois dernières années.

Une légère hausse du taux moyen de succès et toujours une forte différenciation entre disciplines :

Le taux moyen de succès en 1994 est de 65,2 % : il dépasse de plus d'un point ceux de 1991 et de 1992. Celui de 1993 a été révisé à la hausse de 65 % (au lieu de 63,4 %).
On constate toujours une grande différenciation des taux de succès entre les directions scientifiques : de plus de 80 % dans la plupart des disciplines "scientifiques", il est plus proche de 60 % en mathématiques et en droit, économie et gestion, et atteint à peine 50 % en sciences de l'homme et de la société.


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Contact : Bureau des allocations de recherche