Près de deux diplômés de DEA sur trois sont titulaires d'une maîtrise (dont MST, MSG ou MIAGE).
Cette proportion s'est légèrement effritée en un an. Pour l'ensemble des sciences humaines et sociales, du droit, des sciences économiques et de gestion, la maîtrise est la formation initiale de plus de 75 % des diplômés mais pour l'ensemble des autres disciplines, son poids n'est que de 55 %.
Un peu moins d'un diplômé sur six est issu d'une école d'ingénieurs.
La proportion des ingénieurs, qui s'était sensiblement accrue en 1993, s'est stabilisée en 1994. Mais en chiffres bruts, ce sont environ 250 ingénieurs de plus qui ont obtenu un DEA. C'est pratiquement le quart des ingénieurs nouvellement formés qui franchissent cette première étape du cursus doctoral.
Leurs domaines de prédilection restent le génie électrique et le génie des procédés (GER 8.3 et 2.3) où ils représentent respectivement les trois quarts et les deux tiers des diplômés. Plus généralement ils sont un peu plus que majoritaires dans la DSPT 8 (mécanique, génie électrique, productique, transport et génie civil) et atteignent pratiquement la moitié des effectifs dans la DSPT 4 (sciences et technologies de l'information).
Ils sont encore plus d'un diplômé sur quatre en physique et en chimie, un sur huit en mathématiques et renforcent leur présence dans le domaine des sciences de la vie et de la santé (11 % contre 9 % en 1993).
En particulier, les ingénieurs agronomes représentent plus du tiers des diplômés en sciences agronomiques et biotechnologie agro-alimentaires (GER 5.5).
Un diplôme sur six en sciences de la vie et de la santé est un médecin.
C'était un sur quatre en 1992 et encore un sur cinq en 1993.
Dans le GER 5.4 (recherche clinique) les médecins représentent encore 32 % des diplômés, mais ils passent de 18 % à 11 % dans le vaste secteur de la biologie cellulaire et moléculaire (GER 5.1).
Ce recul des médecins se fait sentir dans des domaines extérieurs aux sciences de la vie et de la santé comme celui des sciences économiques et de gestion (GER 7.2) où leur progression de 1993 est restée sans lendemain. Une exception notable cependant concerne les mathématiques où le nombre des médecins diplômés passe de 1 à 20 en un an.
D'une année à l'autre, le nombre des normaliens connaît un léger fléchissement. Ils semblent confirmer un certain rééquilibrage en faveur des sciences juridiques, économiques et de gestion (DSPT 7).
Quant aux diplômés d'autres origines (la plupart sont des étrangers), ils constituent la troisième population pour son importance numérique : plus de trois sur quatre sont en sciences humaines et sociales ou en droit, économie et gestion. En 1994, ils progressent de deux points, regagnant largement le terrain perdu l'année précédente.
Contact : Bureau des allocations de recherche