En 1994, la proportion des étrangers (17, 35%) parmi les diplômés de DEA dépasse à peine un sur six.
La baisse de la proportion des étrangers se poursuit : d'environ un point par an entre 1990 et 1992, puis de 2,4 points en 1993, elle atteint encore 1,8 point en 1994 pour la seconde fois il s'agit aussi d'une baisse absolue qui se traduit par 200 diplômés de moins qu'en 1993.
Cette baisse touche toutes les disciplines, y compris les sciences humaines et sociales qui faisaient exception en 1993 et où la proportion des étrangers est une des plus fortes (24 %, juste après les mathématiques). Mais elle concerne avant tout les secteurs des sciences physiques et des sciences pour l'ingénieur : -4,1 points en DSPT 8, -3,6 points en sciences de la matière et génie des procédés, - 2,8 points en sciences et technologies de l'information. Les mathématiques perdent encore une trentaine de diplômés étrangers. Les autres disciplines voient cependant le nombre absolu des étrangers se maintenir ou cro"tre légèrement.
Plus d'européens, moins d'africains du Nord :
Le poids relatif de l'Europe progresse de plus de trois points, alors que les pays du Nord-Sahara reculent de deux points. Seule des pays européens les plus représentés, l'Allemagne reste à poids constant, les autres - Grèce et Italie en tête - progressent.
C'est de nouveau le Maroc qui accuse le repli important : sa représentation (moins de 600 diplômés) chute de près de deux points en un an, soit de neuf points depuis 1990, année où elle avoisinait 1.100 diplômés. L'Algérie, bien qu'elle même en léger recul, ravit au Maroc la première place de tous les pays représentés.
La percée des pays de l'Est marque le pas : la Roumanie en particulier compte une vingtaine de diplômés de moins qu'en 1993, ce qui interrompt trois années de très forte croissance.
La sous-représentation de l'Amérique du Nord appara"t comme une donnée stable de cette répartition géographique : les Etats-Unis ne comptent encore que 50 diplômés, soit la moitié de ce que compte la Chine, alors que le Canada en est toujours à son niveau de 1990.
Moins de diplômés étrangers dans les sciences "dures" :
Les sciences "dures" ont la faveur des étudiants originaires du Maghreb, de pays du Proche Orient et du Moyen Orient comme le Liban et de certains pays de l'Est comme la Roumanie. Presque tous les autres pays comptent la majorité de leurs diplômés en sciences humaines et sociales et en droit, sciences économiques et gestion, c'est à dire dans les deux DSPT qui à elles seules regroupent 58,4 % des diplômés étrangers de DEA, soit 3,6 points de plus qu'en 1993. Cette évolution traduit en grande partie le recul de la représentation du Nord-Sahara.
| DSPT | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | TOTAL |
| 1993 : (enquête 1994) : diplômés | 981 | 3.397 | 687 | 2.811 | 3.457 | 7.925 | 5.803 | 1.930 | 26.991 |
| dont : étrangers | 262 | 502 | 118 | 581 | 445 | 1.972 | 869 | 436 | 5.185 |
| 1994 : (enquête 1995) : diplômés | 909 | 3.635 | 726 | 2.854 | 3.768 | 8.424 | 6.503 | 1.947 | 28.766 |
| dont : étrangers | 230 | 407 | 120 | 511 | 449 | 2.029 | 884 | 361 | 4.991 |
Contact : Bureau des allocations de recherche