EVOLUTION DU NOMBRE DES THESES SOUTENUES

Une forte progression en 1994 :

Pour l'année 1994, l'enquête effectuée auprès des responsables de DEA indique que 10.247 thèses ont été soutenues, soit 12,1 % de plus qu'en 1993.

Le résultat obtenu pour l'année 1993 se trouve révisé à la hausse - suite à une meilleure couverture de l'enquête -, passant de 8.788 (nombre publié ) à 9.139.
Les 351 thèses supplémentaires de l'année 1993 se répartissent pour près de la moitié (160) en biologie et, pour le reste, essentiellement en chimie (60) et en sciences sociales (37).

Une progression soutenue depuis 1989 :

En cinq ans, le nombre des soutenances a progressé d'environ 70 %.
La progression s'élèverait à 71,8 % si on s'en tenait strictement au dénombrement des thèses de 1989, que l'on sait être légèrement minoré.
Le taux annuel moyen d'accroissement pour l'ensemble des thèses est donc voisin de 11 %;

Trois directions scientifiques, pédagogiques et techniques ont connu des croissances particulièrement élevées : les sciences humaines et sociales qui font plus que doubler en cinq ans le nombre de leurs docteurs, les mathématiques et les sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion qui réalisent ou presque le doublement.

Dans les autres directions, à l'exception des sciences de la terre et de l'univers (+ 26 %), la progression est voisine de 50 % (c'est le cas pour l'ensemble des sciences pour l'ingénieur qui a été réparti entre le génie des procédés et les DSPT 4 et 8).

Une certaine sous-estimation du nombre des soutenances de thèses, surtout en sciences de la vie et de la santé :

Pour la seconde année consécutive, il a été possible de recouper les résultats de l'enquête "DEA" avec ceux d'une autre enquête qui a été effectuée courant septembre auprès des services de scolarité des établissements d'enseignement supérieur, dans le cadre du "système analytique de répartition des moyens" (San Remo). Dans cette dernière enquête, les données collectées proviennent des registres de thèses des établissements.

Comme l'an dernier, le dénombrement des thèses soutenues réalisé par le biais des formations doctorales appara"t minoré dans une proportion qui varie fortement selon les grandes disciplines :

Toutefois l'écart général (445 thèses, soit 4,3 %) s'avère bien moindre que celui que l'on pouvait observer sur les thèses soutenues en 1993 (880 thèses, soit 10 %). On relève également dans un certain nombre de régions des écarts très faibles (2 % ou moins toutes disciplines confondues) entre les résultats des deux enquêtes : en Alsace, Bretagne, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais et Poitou-Charentes.


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Contact : Bureau des allocations de recherche