Près de 69.000 thèses en cours sont recensées au début de 1995, soit 3,2 % de plus qu'au début de 1994.
Cet accroissement peut être qualifié de modéré, ceci d'autant qu'il est dû pour partie à l'amélioration de la couverture de l'enquête.
On le retrouve dans la plupart des directions scientifiques, pédagogiques et techniques, particulièrement dans les directions des sciences de la vie et des sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion. Seules les mathématiques et les sciences de la matière/génie des procédés connaissent un léger repli du nombre des doctorants.
La tendance à la baisse de la proportion des étrangers parmi les étudiants en cours de thèse se confirme avec une diminution de 1,21 point en un an (de 30,3 % à 29,1 %). Ce recul ne concerne pratiquement que les étudiants non originaires de l'Union Européenne. Il s'observe dans toutes les disciplines à l'exception des sciences humaines et sociales et des sciences économiques et de gestion.
Les médecins sont un peu plus nombreux : ils représentent 2,5 % des étudiants au lieu de 2,3 % en 1994, leur proportion est passée à 15 % (au lieu de 14 %) dans les sciences de la vie et de la santé (DSPT 5). On les retrouve en fait, à quelques unités près, au même nombre que deux ans plus tôt mais plus centrés sur le domaine des sciences de la vie.
Le nombre des ingénieurs est pratiquement le même qu'au début de 1994 (+ 72 seulement, soit 0,2 point). La forte croissance constatée l'an dernier est donc stoppée, ce qui pourrait indiquer une amélioration des perspectives d'insertion pour les ingénieurs. Leur présence s'est encore renforcée dans la DSPT 8 (mécanique, génie électrique, productique, transports et génie civil) où ils sont nettement plus de deux sur cinq doctorants (43,5 %).
Les agrégés de l'enseignement secondaire sont sensiblement plus nombreux qu'un an plus tôt, bien qu'ils ne représentent que 2,7 % des étudiants en cours de thèse. Les mathématiques (7 % des doctorants), les langues et littératures (7 %) et le génie électrique (10 %) restent leurs domaines de prédilection.
Estimation des flux de docteurs pour les années à venir :
En divisant les effectifs des étudiants en cours de thèse par la durée moyenne de la thèse dans chaque DSPT, on obtient des flux théoriques potentiels de docteurs qu'il convient de minorer plus ou moins fortement pour tenir compte du taux d'abandon en cours de thèse. Ce taux, dont une étude antérieure fournit une valeur approximative, varie d'une discipline à l'autre. On aboutit ainsi à une estimation des futurs flux réels de docteurs, la plupart pour 1998.
Ces flux sont souvent très proches des flux de 1994 : seule la DSPT 7 se distingue avec un accroissement de près de 30 % du nombre des thèses en 4 années.
Il faut cependant souligner le caractère approximatif de ce type d'estimation ; en particulier, le taux d'abandon en cours de thèse peut être sujet à de fortes fluctuations.
Contact : Bureau des allocations de recherche