LES SOUTENANCES PAR REGION

Le poids de l'Ile de France :

En 1990, plus d'une thèse sur trois (36,1 %) était soutenue en Ile de France.
En 1994, le poids de la région s'est accru puisqu''il représente 38,2 % des soutenances.
Il est toutefois resté pratiquement stable depuis un an(38,1 % en 1993).

Sa croissance reste due essentiellement aux sciences humaines et sociales.

Ce secteur disciplinaire a encore représenté 238 thèses supplémentaires en un an, soit plus de la moitié (54 %) des 442 thèses supplémentaires qui ont été soutenues en 1994 dans la région . Pourtant le poids de la région à l'intérieur du secteur a baisse d'un peu plus d'un point, passant de 59,9 % des thèses à 58,3 %. Ce paradoxe apparent s'explique par la forte croissance numérique de l'ensemble des thèses en sciences humaines et sociales.

Pour ce qui concerne les autres secteurs, l'année 1994 apporte une sorte de redistribution :

Il s'ensuit que les sciences pour l'ingénieur apparaissent un peu moins comme un point faible relatif à la région : 28,3 % des thèses dans ce domaine sont soutenues en Ile de France contre 24,9 % un an plus tôt.
A contrario, les mathématiques et les sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion ne font presque plus figure de points forts de la région, avec respectivement 38,3 % et 39,3 % des thèses soutenues en Ile de France contre 42,6 % et 41,9 % en 1993.

Seules se distinguent - derrière les sciences humaines et sociales - les sciences de la terre et de l'univers dont 44 % des thèses demeurent franciliennes (un point de moins qu'en 1993).

Trois familles de régions, selon le nombre de soutenances en 1994 :

Hors l'Ile de France, 10 régions seulement - que l'on peut qualifier de grandes ou moyennes - franchissent la barre des 200 thèses annuelles. Elles totalisent 50,7 % de l'ensemble des thèses.
La plus importante, Rhône-Alpes, se détache nettement avec 11,5 % des thèses. Elle subit cependant un recul de près de deux points en un an
Viennent ensuite, dans l'ordre : PACA, Midi-Pyrénées, Lorraine, Languedoc-Roussillon, Alsace, Aquitaine, Bretagne, Nord-Pas-de-Calais et Pays de la Loire qui s'étagent entre 7,2 % et 2 % de l'ensemble des thèses.
Hors le gain d'une place pour la Bretagne et l'arrivée des Pays de la Loire - qui effectuent une progression sensible en valeur absolue avec une soixantaine de thèses supplémentaires - ce classement n'a pas changé en un an.

On peut distinguer ensuite une famille de 7 régions, îpetitesî en nombre de thèses et très rapprochées puisque chacune pèse entre 1,6 % et 1,1 % de l'ensemble des thèses. Ce sont, dans l'ordre : Poitou-Charentes, Centre, Auvergne, Bourgogne, Haute-Normandie, Picardie et Franche-Comté. A elle sept, ces régions totalisent 9,4 % de l'ensemble des thèses.

Une troisième famille est constituée par les 6 régions restantes, que l'on peut qualifier de îtrès petitesî car aucune n'atteint 1 % de l'ensemble des thèses. Leur poids total n'est que de 167 thèses, soit 1,6 % de l'ensemble. Il s'agit de : Basse-Normandie, Limousin, Champagne-Ardennes, Corse, Antilles-Guyane et La Réunion.

Cette carte de France des soutenances renforce l'aspect déjà très contrasté de la carte de France des diplômés de DEA.

Ainsi les 11 premières régions pèsent 87,6 % des DEA et 88,9 % des thèses. A contrario, les cinq régions limitrophes de l'Ile de France - quatre îpetitesî et une îtrès petiteî - ne pèsent ensemble que 5,8 % des DEA et 5,4 % des thèses.

Le classement des régions selon le nombre de soutenances n'a connu que très peu de modifications au cours de la période 1990-94. Les évolutions les plus notables se sont produites sans entraîner de changement de classement : ainsi les fortes progressions du nombre de thèses soutenues dans la région Bretagne et, en 1994, la hausse du nombre des thèses soutenues dans les régions PACA et Pays de la Loire ainsi que la baisse du poids relatif de la région Rhône-Alpes.

Quelques spécialités disciplinaires régionales :

Le poids d'une région dans une discipline scientifique peut tre sensiblement plus élevé que son poids en thèse, toutes disciplines confondues.
Ainsi l'Aquitaine, représente 8 % des soutenances en mathématiques alors que son poids global en thèses n'est que de 3,6 %.
On retrouve l'Aquitaine en sciences de la matière/génie des procédés, en compagnie de l'Alsace, de Rhône-Alpes et de Poitou-Charentes.
La Lorraine et la région PACA représentent 21,5 % des thèses en sciences de la terre et de l'univers malgré la forte prédominance de l'Ile de France dans ce domaine.
En sciences et technologies de l'information et en mécanique/génie électrique/génie civil, les trois régions Nord-Pas-de-Calais, Midi-Pyrénées et Rhône-Alpes pèsent plus de 33 % des soutenances alors que leur poids global s'élève à 21 %.
En outre, plus du quart des thèses de Bretagne sont soutenues en sciences et technologies de l'information tandis qu'en Pays de la Loire, c'est plus de 20 % des thèses que l'on peut classer en mécanique/génie électrique.
Les sciences de la vie et de la santé, seule la Basse-Normandie se distingue face à la suprématie de l'Ile de France.
Enfin, en Bourgogne, près du quart des thèses sont soutenues en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion.


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