En 1994, les étrangers représentent 30 % des docteurs.
La proportion des docteurs étrangers est donc en recul par rapport à 1993 (elle était alors d'un tiers) bien qu'en valeur absolue ceux-ci soient pratiquement aussi nombreux.
Plus précisément, sur les 9.734 docteurs qui sont recensés dans les questionnaires d'enquête, 2.903 sont étrangers, soit 29,8 %.
La répartition des étrangers par pays d'origine confirme une évolution en faveur de l'Europe :
Avec 16 % des docteurs étrangers contre 11,5 % en 1993, le poids de l'Europe - surtout celui de l'Europe de l'Est - s'est significativement accru. Cette évolution s'est faite au détriment de chacun des autres continents.
Cependant, avec 41,9 % des étrangers, l'Afrique du Nord reste largement en tête et même un peu au-dessus de la proportion qu'elle détenait en 1992. Mais ces docteurs d'origine nord-africaine sont pour une large part issus de l'immigration, c'est-à-dire composés de jeunes qui ont effectué la totalité ou la plus grande partie de leur cursus scolaire en France.
La représentation de l'Amérique du Nord reste toujours marginale.
La répartition des étrangers par direction scientifique, pédagogique et technique montre que c'est toujours en mécanique/génie électrique (DSPT 8) que l'on trouve la plus forte proportion de docteurs étrangers, devant les mathématiques.
Ils se répartissent de façon assez homogène (entre 28 et 36 %) dans les autres directions scientifiques à l'exception des sciences de la vie et de la santé (DSPT 5) où moins d'un docteur sur cinq est un étranger.
La tendance à la baisse a été générale. Elle apparaît plus nettement en sciences humaines et sociales et en sciences juridiques, économiques et de gestion, mais il s'agit des deux directions qui ont connu le plus fort accroissement du nombre des docteurs : en fait le nombre absolu des étrangers y a légèrement augmenté.
Le taux de retour des étrangers dans leur pays d'origine continue de chuter.
Avec moins de 38 % de retours, on note une nouvelle baisse de deux points qui porte à 11 points la baisse enregistrée depuis 1990. Les difficultés que connaissent un certain nombre de pays constituent certainement un obstacle au retour. En particulier le taux de retour en biologie, médecine, santé, qui dépassait 60 % avant 1990, n'atteint plus le taux moyen.
Les étrangers qui retournent après la thèse dans leur pays d'origine se consacrent en majorité à l'enseignement. Il s'agit essentiellement de l'enseignement supérieur, notamment en mathématiques et en sciences humaines et sociales.
Le financement des thèses soutenues par des étrangers est précisé dans 62,3 % des réponses :
C'est un taux à peine inférieur (-1,1 point) au taux général. Dans trois cas sur cinq il s'agit de financements spécifiques provenant du gouvernement du pays d'origine ou, plus rarement, du gouvernement français.
| Direction scientifique pédagogique et technique | en nombre | en pourcentage des deocteurs | nombre de retours au pays d'origine | % de retours sur le nombre d'étrangers |
| Mathématiques | 165 | 40,1 | 39 | 23,60% |
| Sciences de la matière | 589 | 28,2 | 238 | 40,40% |
| Terre et Univers | 148 | 35,7 | 69 | 46,60% |
| Informatique, électronique | 397 | 34,4 | 138 | 34,80% |
| Sc de la Vie et de la Santé | 349 | 18,6 | 128 | 36,70% |
| Sciences humaines et sociales | 591 | 29,7 | 226 | 38,20% |
| Droit, sc éco, gestion | 319 | 32 | 135 | 42,30% |
| mécanique, génie électrique | 345 | 42,7 | 128 | 37,10% |
| ENSEMBLE | 2903 | 29,8 | 1101 | 37,90% |