En 1994, un peu plus du tiers des nouveaux docteurs sont des femmes.
Plus précisément, le taux de féminisation des docteurs est de 35,2 %, soit 40,9 % pour les docteurs de nationalité française et de 21,9 % pour les étrangers, qui sont traditionnellement moins féminisés.
Il progresse de 2,1 points par rapport à l'année précédente : c'est un rythme deux fois plus rapide que celui qui été constaté entre 1990 et 1993.
Le taux de féminisation reste très variable d'une direction scientifique, pédagogique et technique à une autre :
| DSPT | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | Ensemble |
| 1992 | 17,5 | 31 | 24,6 | 17,6 | 45,9 | 41,2 | 31,2 | 14,8 | 31,9 |
| 1993 | 18,7 | 32,8 | 28 | 16,1 | 47,2 | 43,6 | 32 | 14,6 | 33,1 |
| 1994 | 17,3 | 33,8 | 37,6 | 20,2 | 51,8 | 43,2 | 32 | 14,2 | 35,2 |
Nota : les données 1993 résultant de l'enquête 1995, d'où quelques différences mineures avec celles qui ont déjà été publiées.
Les femmes sont devenues majoritaires en biologie, médecine, santé (DSPT 5) et leur implantation en sciences de la matière et génie des procédés est due pour une bonne part à la chimie, domaine dans lequel elles sont traditionnellement bien représentées. Par ailleurs, leur forte présence en sciences humaines et sociales contribue, à taux constant ou même légèrement en recul, à améliorer leur représentation globale dans le mesure où ce secteur connaît une forte croissance numérique des thèses.
Mais on peut souligner une impressionnante poussée en sciences de la terre et de l'univers (DSPT 3) et une toute récente avancée en sciences et technologies de l'information (DSPT 4) où le taux de féminisation part de bas.
Seules les disciplines de la DSPT 8 (mécanique, génie électrique, génie civil) et les mathématiques (DSPT 1) semblent encore peu ouvertes aux femmes. Mais ce sont également des secteurs où la proportion d'étrangers est particulièrement élevée, ce qui explique en partie cette particularité.
Contact : Bureau des allocations de recherche