DEVENIR DES DOCTEURS :

 

CONSOLIDATION DES DONNÉES DE 1993

 

 

 

Le devenir des docteurs de 1993 a été reconsidéré dans l'enquête 1995 : on peut donc comparer ce que l'on sait de l'insertion professionnelle des docteurs dans les mois qui suivent la soutenance (enquête 1994) avec ce que l'on connaît un an plus tard (enquête 1995) et que l'on peut considérer comme des données "consolidées". En matière d'insertion professionnelle, la prise en compte de données consolidées s'avère nécessaire , ne serait-ce que pour assurer la cohérence statistique avec des données antérieures.

En effet, les données recueillies au début de l'année qui suit celle de l'obtention de la thèse pêchent par défaut d'homogénéité - les docteurs diplômés en fin d'année ayant rencontré relativement moins d'opportunités d'insertion - mais aussi du fait que les délais nécessaires à une certaine stabilisation des situations individuelles tendant à s'allonger depuis quelques années.

 

Bien que cet effet de consolidation puisse ne pas concerner la totalité des docteurs, certains pouvant avoir perdu le contact avec leur laboratoire de thèse, les différences apparaissent suffisantes pour mériter une analyse.

 

Ensemble des docteurs de 1993 :

 

Pour 9.139 thèses soutenues en 1993 - soit 8.532 docteurs recensés nominativement -, c'est (après déduction des étrangers de retour dans leur pays d'origine) 6.385 situations connues qui ont pu être exploitées contre 5.994 dans l'enquête 1994 : la couverture de l'enquête s'est améliorée d'une année sur l'autre.

 

tableau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les différences que l'on peut constater entre les deux enquêtes vont bien dans le sens attendu : les insertions sont devenues sensiblement plus nombreuses dans les entreprises et - en second lieu - dans les organismes de recherche tandis qu'on note une légère progression dans l'enseignement secondaire. De façon symétrique, le nombre des recherches d'emploi baisse fortement de même que celui des appelés au service national cependant que la proportion des post-doctorants s'amenuise.

 

L'enseignement supérieur occupe une place remarquablement stable à ceci près que plus d'un ATER sur deux a changé de statut.

 

L'insertion professionnelle stricto sensu progresse globalement de près de 7 points entre les deux enquêtes.

 

Toutefois, si on compare ces données consolidées relatives aux docteurs de 1993 à celles de même nature qui ont été obtenues en 1994 sur les docteurs de 1992, on constate encore une légère hausse des proportions des "sans emploi" et des séjours post-doctoraux, ainsi qu'une érosion du taux des insertions en entreprises et dans les organismes de recherche.

 

Analyse par discipline :

 

Le tableau ci-après donne pour chacune des directions scientifiques, pédagogiques et techniques (DSPT) les deux séries de pourcentage d'insertion correspondant, l'une à l'enquête 1994 (ligne supérieure = données non consolidées), l'autre à l'enquête 1995 (ligne inférieure = données consolidées).

Les évolutions qui s'écartent sensiblement de celles de l'ensemble des docteurs sont en nombre limite. On note principalement :

 

. un accroissement de la proportion des post-doctorants dans plusieurs disciplines, essentiellement en mathématiques (DSPT 1) et en mécanique, génie électrique, génie civil (DSPT 8) : c'est la traduction des difficultés que rencontrent certains docteurs avant de trouver, après un assez long délai, l'opportunité d'un séjour post-doctoral,

. une résorption importante des ATER en mathématiques et en sciences juridiques, économiques et de gestion (DSPT 7),

. aucun accroissement des recrutements dans les organismes de recherche en sciences humaines et sociales (DSPT 6) et en sciences juridiques, économiques et de gestion,

 

 

 

 

 

. une amélioration notable des recrutements en entreprise pour les sciences de la matière (DSPT 2) et - dans une moindre mesure - en mathématiques,

. une baisse de moitié de la proportion des "sans emploi" en biologie, médecine et santé, baisse qui apparaissait déjà à propos des données portant sur les recrutements des docteurs de la promotion 1992,

. une baisse presque aussi importante de la proportion des "sans emploi" dans la DSPT 8.

 

C'est dans le domaine de la physique plus encore que dans ceux de la chimie et du génie des procédés qu'on rencontre la plus grande amélioration de l'emploi en entreprises : on y retrouve le niveau des recrutements consolidés des docteurs de la promotion 1992.

 

 


Contact : Bureau des allocations de recherche